Le budget 2020 l’a confirmé ce lundi : le trou de la sécu’ ne sera finalement pas bouché cette année. Cette rechute budgétaire est imputée au coût des mesures d’urgence prises pour calmer les gilets jaunes, alors même que le gouvernement a exceptionnellement choisi de ne pas compenser le manque à gagner des recettes de la sécurité sociale.

Et en plus, ils creusent le trou de la sécu ? Alors que le gouvernement s’était fait fort de résorber le déficit de la sécurité sociale, claironnant en septembre 2018 que les comptes seraient de retour dans le vert en 2019, le retour à l’équilibre attendu depuis 18 ans a finalement été repoussé à 2023. Tout compte fait, le déficit de la Sécurité sociale atteindra cette année 5,4 milliards d’euros et encore 5,1 milliards l’an prochain, selon les chiffres du budget 2020 (projet de loi de financement de la Sécurité sociale, PLFSS) dévoilé ce lundi 30 septembre. Pourquoi cette soudaine rechute ? Non seulement les prévisions économiques du gouvernement étaient trop optimistes, mais ce dernier a surtout choisi de faire payer à la sécurité sociale le coût des mesures d’urgence prises pour calmer la colère des gilets jaunes.

Certes, les recettes n’ont pas été aussi bonne que prévu, puisque la croissance, l’inflation et la masse salariale n’ont pas été aussi fortes qu’espéré. De sorte que, dès juin, la commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), tablait plutôt sur un déficit d’1,7 milliard d’euros pour 2019. Mais, surtout, le gouvernement a pioché dans les recettes de la sécurité sociale pour financer l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires – coût de l’opération : 1,3 milliard d’euros, selon les calculs de la CCSS – et la réduction du taux de CSG pour les retraités modestes (nouvelle ponction d’1,5 milliard d’euros). La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) a quant à elle perdu 600 millions d’euros à cause de la loi Pacte.

JEU D’ÉCRITURE DANS LA COMPTABILITÉ PUBLIQUE

Or, le gouvernement a sciemment choisi de ne pas compenser ces dépenses, en dérogeant à la loi Veil de 1994. L’article 131-7 du code de la sécurité sociale prévoit en effet que « toute mesure d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale relative à la sécurité sociale, donne lieu à compensation intégrale aux régimes concernés par le budget de l’Etat pendant toute la durée de son application« .

Nous avons pris des décisions qui sont coûteuses (…). Et comme nous ne l’avons pas intégralement compensé, cela se retrouve dans des déficits« , a reconnu lundi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sur BFMTV. Cette non-compensation a été décidée en vertu d’un nouveau principe, établi depuis 2018, selon lequel chaque caisse endosse désormais les baisses de recettes qui interviennent dans ses champs d’attribution.

Autrement dit, l’explosion du déficit de la sécurité sociale est le résultat d’un jeu d’écriture dans la comptabilité publique. S’il avait voulu faire porter le chapeau du trou de la sécu aux gilets jaunes, le gouvernement ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la conclusion reprise en chœur par une partie de la presse : « Le trou de la Sécu de retour après les gilets jaunes« , titre ainsi Le Figaro, « La sécurité sociale dans le rouge après les gilets jaunes« , renchérit La Croix, « La crise des gilets jaunes plombe l’espoir d’un retour à l’équilibre des comptes de la sécu en 2019« , se lamente Europe 1.

UN ARGUMENT TOUT TROUVÉ POUR LA RÉFORME DES RETRAITES

Conclusion de Bruno Le Maire sur BFMTV : « Cela veut dire que nous ne devons pas abandonner dans les prochaines années l’objectif de baisse du déficit. » Le gouvernement a d’ailleurs ressorti le rabot dans le nouveau projet de loi de finances : en 2019, les allocations familiales et les retraites supérieures à 2.000 euros n’augmenteront que de 0,3%, bien en-deçà de l’inflation, afin d’économiser 500 millions d’euros. Le « plafonnement » de la niche sociale réduisant les cotisations patronales dans le BTP, l’aviation ou les médias devrait quant à elle rapporter 400 millions d’euros supplémentaires.

En tout état de cause, ce retour opportun du déficit de la sécurité sociale pourrait servir d’argument idoine à l’exécutif pour justifier la prise de mesures « paramétriques » – âge de départ et durée de cotisation – dans la réforme des retraites. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) doit rendre un rapport fin novembre dont le but est d’évaluer « l’ampleur des mesures » nécessaires pour atteindre l’objectif, fixé par Emmanuel Macron, d’un équilibre des comptes des retraites en 2025, avant le passage au futur régime universel.

C’est en effet la branche vieillesse qui est le plus fortement lésée par la captation non compensée de ses recettes, à laquelle s’ajoute une augmentation des prestations vieillesse. Alors qu’elle était excédentaire en 2018, elle accuse cette année un déficit de 2,1 milliards d’euros. Avec la ré-indexation des petites pensions sur l’inflation, la situation de l’assurance retraite ne devrait pas s’améliorer en 2020, avec un déficit anticipé de 2,7 milliards d’euros. De là à dire que les Français devront travailler plus longtemps à cause des gilets jaunes, il n’y a qu’un pas…

Par Louis Nadau

Marianne

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Les gilets sont la bete noire de Macron ,du gouvernement  ;tout ce qui ne va pas dans les projets de lrem ,de Macron et donc du gouvernement c’est bien sur de la faute des gilets jaunes ;jamais ,ils ne mettront en avant ce que les français ont acquis grâce aux gilets jaunes ; c’est bien plus facile de mettre sur le dos des gilets jaunes l’incompétence de Macron ,du gouvernement et de lrem  de façon à ce que les français soient contre les gilets jaunes: mais que ce soit Macron avec ses sbires et le gouvernement ,ils prennent tous les français pour des idiots!!

Ce qui creuse le trou de la Sécu, c’est les dizaines de milliards par an d’exonérations faites aux patrons de payer ce qu’ils doivent en échange du travail de leurs salariés.

Ce sont (lrem et gouvernement sans oublier Macron )des roublards et des  irrespectueux des lois votées par la représentation nationale et respectées jusqu’alors !
Et oui l’été caniculaire c’est la faute des GJ, et oui ND de Paris, et Rouen c’est la faute des GJ, et oui le décès de JC c’est la faute des GJ, et oui le prochain hiver rigoureux ce sera la faute des GJ comme la rouste de LREM et Modem réunis aux municipales…on peut continuer toute la soirée !…

Au fait il n’y a pas un rapport sur l’ISF qui traîne ? pas si clair ni convaincant !
Et la fraude fiscale…ah si ils vont s’en occuper avec les réseaux socios !…

Mais qu’ils continuent sur cette voie (alloc et retraites réduites, malus auto, suppression des exonérations pour auto-entrepreneurs…non écoute des urgentistes et des policiers) et les gilets jaunes, tels les pissenlits au printemps, vont refleurir en nos rond-points !…

Macron et le gouvernement et les lrems à force d’assister le patronat:il n’y a plus d’argent

Le vrai problème est  que le gouvernement ait érigé le mensonge comme méthode de gouvernement, mais que très peu de journalistes aient le courage de le dénoncer et relaient sans scrupules ces torrents de mensonges.

La presse française est déshonorée(du moins celle qui est à la botte de Macron et de l’exécutif ).!!!

« Gilets jaunes qui creuseraient le trou de la sécu' »
Tous les sous marins de la macronie qui braillent leur haine des gilets jaunes doivent applaudir !
Ils ont leurs responsables et s’évitent donc une luxation de la hanche en ne pointant pas le capitalisme comme le seul responsable .

Macron va passer 60 milliards,au minimum, de remise faite au patron sur la sueur des travailleur, d’ici la fin de son mandat, si on le laisse faire.

Et la retraite par point, ça explose la branche vieillesse d’un seul coup.

la priorité doit être donnée à plus de services publics, l’augmentation des salaires et des prestations sociales, et l’imposition des plus riches qui se goinfrent de façon exponentielle chaque année grâce à Macron.
La seule manière de faire tourner l’économie et de redonner de l’espoir aux citoyens.

La seule chose que voudrait Macron, c’est de redonner de l’espoir, mais dans le sens espérer sans recevoir.!!

Le fait que le gouvernement (ou certains « médias ») puissent malhonnêtement accuser les gilets jaunes d’en être responsable, c’est juste la cerise sur le gâteau.
Et au cas où la sécu revienne à l’équilibre, on sait que tout est déjà pensé pour organiser son déficit futur, le gouvernement ayant prévu d’allouer désormais tout excédent de la sécu… au remboursement de la dette.

Le gouvernement en tire argument pour justifier son projet dont la clé est qu’en toutes circonstances le financement des retraites ne dépassera pas 14 % du PIB.

Indépendamment des autres aspects destructeurs du plan Macron-Delevoye, cette seule disposition donne la mesure du basculement qui menace.

Aujourd’hui, un travailleur a des droits consignés et garantis par le régime général, les régimes spéciaux et particuliers, le Code des pensions, droits qui ne peuvent être mis en cause par simple décision du gouvernement. Demain ? Le PIB se contracte, le nombre de retraités augmente : un simple décret diminuera la valeur du point (et donc des pensions), ne laissant d’autre choix au travailleur que de partir plus tard à la retraite pour éviter la misère.

En 1995, le plan Chirac-Juppé a enfermé les dépenses de santé (qui jusque-là couvraient le droit de chaque travailleur à être soigné selon ses besoins) dans une enveloppe, elle-même soumise aux exigences d’austérité des critères de Maastricht. La crise qui étrangle aujourd’hui notre système hospitalier n’a pas d’autre origine. Imagine-t-on le même scénario s’appliquant demain à nos retraites ?

Aucune illusion n’est possible sur des « concertations séparées » qui obtiendraient du gouvernement le maintien de telle disposition propre à tel régime particulier. L’architecture de la future contre-réforme ne prévoit qu’une « garantie » : la soumission de tous les retraités à la dictature du « point » et à l’austérité européenne.

Les travailleurs n’ont rien à gagner à la division. C’est dans l’unité des salariés de toutes corporations et professions, dans la grève unie avec les syndicats, qu’ils arracheront le retrait du projet Macron-Delevoye et le maintien de tous les régimes existants.

DE TOUTE FAÇON , LA MEILLEURE CHOSE POUR LES FRANÇAIS ,C’EST LA DÉMISSION DE MACRON !!

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