Les allers-retours, les contradictions et les ambiguïtés sur les arbitrages relatifs aux retraites ne sont qu’une illustration d’un dysfonctionnement plus général. Le “problème Macron” ? Une intelligence corsetée par les dogmes de l’ENA et des banques d’affaires, une personnalité imbue d’elle-même. Jupiter enfant roi.

Peut-être, à la fin, cette réforme passera-t-elle – une majorité de Français, d’ailleurs, en est convaincue.

Ou peut-être pas. L’amabilité délicieuse d’Édouard Philippe n’aura pas suffi à masquer les « lignes rouges » allègrement franchies du point de vue de la CFDT, le double langage vis-à-vis des forces de l’ordre ou des professeurs, et ce mélange entre réforme systémique et petites économies budgétaires qui constituait pourtant un casus belli. Mais, quoi qu’il arrive, et même si de nouveaux aménagements apaisent le premier syndicat de France et qu’il en ressort auréolé de ce qualificatif de président « réformateur » qui fait rêver ceux qui ne conçoivent la réforme que comme l’adaptation du modèle français aux impératifs de la gouvernance par les nombres, cet épisode aura creusé encore davantage les fractures d’un pays sans cesse au bord de la crise de nerfs.

LE MALAISE

Comment diable en arrive-t-on à mettre entre 800 000 et 1 500 000 personnes dans la rue, en un mouvement social recueillant entre 60 et 70 % d’opinions favorables, avec une réforme qui était majoritairement souhaitée par le pays ? Problème de « pédagogie », répondent les spécialistes de la politique vue comme l’art de conduire le troupeau. D’autres tentent d’alerter sur les maladresses de l’exécutif, comme cette ministre : « Certains retraités ont même cru qu’ils étaient concernés. C’est dire ! » « Jean-Paul Delevoye est trop technicien, ajoute-t-elle. C’est le problème avec ceux qui maîtrisent parfaitement un sujet. Ils deviennent incompréhensibles. Il n’y a pas eu de mise en perspective, on a perdu les gens. » Mais peut-on réduire cette gabegie à un simple malentendu ? Les syndicats n’ont même pas attendu de savoir ce qu’il y avait dans la réforme pour manifester ? Mais ceux qui sont descendus dans la rue l’ont-ils fait seulement contre cette réforme ? Le malaise des enseignants est symptomatique. Celui des personnels hospitaliers aussi. Mais, surtout, les slogans parlaient d’eux-mêmes.

Quand il est convaincu d’avoir raison, il s’accroche. En fait, il est convaincu de sa mission, convaincu qu’il n’y a que lui qui puisse l’accomplir.

Olivier Duhamel

Le soutien de l’opinion également. Les Français envoyaient un message à Emmanuel Macron. Un an après le début du mouvement des « gilets jaunes », ils essayaient une nouvelle fois de raconter leurs difficultés, leur impression de voir disparaître toutes les conquêtes sociales du XXe siècle et d’être les dindons d’une farce pour laquelle ils n’ont jamais explicitement voté. Les inégalités entre territoires, la désertification d’une partie du pays, l’impossibilité de se loger à un prix décent et à une distance acceptable de son lieu de travail, la disparition progressive des services publics, l’état dramatique des infrastructures… C’est à tout cela que la politique d’Emmanuel Macron semble incapable de répondre. Et les allers-retours, les contradictions et les ambiguïtés sur les arbitrages autour des retraites ne sont qu’une illustration d’un dysfonctionnement plus général.

FORCE DU NARCISSISME

Illusion d’optique, plaide le politologue Olivier Duhamel. « Il faut refaire la chronologie pour comprendre ce qui s’est passé. Quand il lance ça en campagne, tout le monde considère qu’il n’y a pas de problème paramétrique. Les médias construisent des récits qui n’ont rien à voir avec le réel. En 1995, il y a avait eu deux récits successifs : d’abord, de façon unanime, ils ont expliqué que c’était une réforme formidable, puis, de façon tout aussi unanime, ils ont dénoncé un pouvoir arrogant et droit dans ses bottes. Là, tous les médias répètent : “Quelle erreur de ne pas l’avoir faite dès le début !” Mais pas un n’a soutenu, depuis deux ans, qu’il fallait la faire. En fait, à sa place, tout le monde aurait agi de la même façon. » Emmanuel Macron, victime du caractère moutonnier des médias ? A tout le moins peut-on considérer que, s’il y a préjudice, il n’est que récent. Mais celui qui conseilla le candidat en campagne ajoute, comme un ultime plaidoyer : « Il n’a pas le pragmatisme d’un Chirac ou d’un Hollande. Quand il est convaincu d’avoir raison, il s’accroche. En fait, il est convaincu de sa mission, convaincu qu’il n’y a que lui qui puisse l’accomplir. »

Ce qui explique les tensions actuelles ? L’isolement d’Emmanuel Macron et la dominance de son cerveau techno

Un ancien proche

S’il y a un « problème Macron », c’est bien là qu’il faut le chercher. Dans le parcours de ce garçon qui a vu se pâmer tous ceux qu’il a croisés. Il faut admettre qu’il sait jouer de son intelligence, de ses aspirations sincères de jeune homme qui se vit, non pas tant comme un écrivain que comme un personnage de roman. Force du narcissisme.

Lui qui prétendait tout bousculer ne fait que perpétuer

On pourrait voir un étrange paradoxe dans la coexistence, chez lui, de cette fibre littéraire qu’il met en avant à travers les auteurs les plus éloignés possible des vanités de ce monde, Colette, Giono, et son obsession forcenée de se forger dès ses études des réseaux devant lui assurer, au choix, la réussite ou la fortune. Il n’est besoin que de lire les excellentes enquêtes de Marc Endeweld (l’Ambigu Monsieur Macron et le Grand Manipulateur) pour avoir un portrait saisissant de ce milieu mêlant les intérêts privés et le supposé service de l’État dans un mélange des genres effarant. Aucun paradoxe, affirme pourtant un ancien proche. « C’est un personnage plus complexe que l’image qu’il projette. L’exercice du pouvoir amène une simplification terrible. Mitterrand a souffert de la même réduction. » Mais, finalement, le même reconnaît en creux que cet amour de la littérature, ces références récurrentes aux lectures de sa grand-mère, ne pèsent rien à côté des dogmes de l’énarque et banquier d’affaires.

Emmanuel Macron n’est que la reproduction de ses prédécesseurs. Lui qui prétendait tout bousculer ne fait que perpétuer. « On est face à la répétition du même, comme si aucune leçon n’était retenue des échecs précédents. C’est comme ça. Les technos se croient élus pour faire une réforme des retraites. Ce qui explique les tensions actuelles ? L’isolement d’Emmanuel Macron et la dominance de son cerveau techno. L’énarque bouffe le khâgneux et ne lui laisse aucune grâce. Il y a là une véritable dimension tragique. » Certes, l’homme est surprenant. Ce côté bravache, d’abord, très « cour de récréation », ce besoin de se mesurer : « Parfois, explique l’un de ses interlocuteurs réguliers, quand il prend la parole sur un sujet, il dit : “Tiens, cela va emmerder Ruffin.” Et ça ne rate pas, on voit Ruffin qui rapplique immédiatement à la télé. Cela le fait beaucoup rire. »

Cette façon, aussi, de s’encanailler, d’oublier la fonction qui l’obsède habituellement, le temps d’un selfie avec des jeunes gens dépoitraillés, a quelque chose de consternant. Les impératifs de la communication suffisent-ils à expliquer les images de ce président goguenard, entouré de danseurs en débardeur résille et microshort, ou de jeunes gens lançant des doigts d’honneur à on ne sait qui ? Ou bien faut-il voir dans ces moments de vulgarité absolue la certitude, de la part de Jupiter enfant roi, qu’il a le droit de se lâcher, tant il est, toujours et quoi qu’il arrive, au-dessus du vulgaire, du commun des mortels ? « Qu’ils viennent me chercher ! » Le cri du cœur. Celui prononcé pour protéger Alexandre Benalla, mais que le président semble nous lancer chaque fois qu’il se heurte à la colère, au refus, de la part d’un peuple qui a le mauvais goût, lui, de ne pas se pâmer. « Il séduit ceux qui sont du même milieu que lui, s’agace un ancien ministre de François Hollande. C’est très français, cette admiration, en politique et parmi les intellectuels, pour celui qui a fait le bon cursus. Même les maires, lors du “grand débat”, sont sortis subjugués. C’est cette idée qu’un inspecteur des finances vaut mieux qu’un gars qui a un BTS agricole. »

« Parfois, explique l’un de ses interlocuteurs réguliers, quand il prend la parole sur un sujet, il dit : “Tiens, cela va emmerder Ruffin.” Et ça ne rate pas, on voit Ruffin qui rapplique immédiatement à la télé. Cela le fait beaucoup rire. »

Le « grand débat ». Un épisode significatif du fonctionnement d’un président intimement persuadé qu’il est le meilleur et qui aime la confrontation, non pas tant par courage que par volonté farouche d’avoir le dernier mot. Et quand, dans ce grand débat, il invite les soixante-quatre plus grands intellectuels français, c’est dans un dispositif effarant qui leur accorde trois minutes pour poser leur question à un président qui se fera un plaisir de leur démontrer qu’il est à leur niveau… Appliqué à la réforme des retraites, cela donne une prétendue concertation qui masque mal le grand écart avec les méthodes et la pensée d’une deuxième gauche dont il s’est pourtant voulu l’héritier : « La deuxième gauche avait comme idée qu’une réforme juste entraîne la société, poursuit notre ancien ministre. Lui est dans le principe de l’enfant tout-puissant. Parce qu’il le veut, ça doit se faire. »

PLASTICITÉ IDÉOLOGIQUE

On connaît le constat, résumé par un parlementaire LR : « Emmanuel Macron, ce qu’il lui manquera toujours, c’est qu’il n’a jamais fait de permanence municipale ou parlementaire. Moi, je reçois trente citoyens toutes les semaines, je vois des chairs humaines. Si t’as pas vécu cela, c’est compliqué de présider au destin de la France. »

Le garçon a l’art de séduire les messieurs, mais il choisit en général ceux qui sont utiles

Pis, il est parfaitement incapable de trouver des qualités à qui ne lui ressemble pas, à qui n’est pas issu de ce système qui se croit méritocratique quand il ne fonctionne que par connivence. « Il est entouré de ses semblables, constate un proche observateur. Il y a deux sortes de premier de la classe. Celui qui est copain avec le dernier de la classe parce qu’il est curieux et celui qui est copain avec les autres premiers de la classe et n’a rien à dire au dernier de la classe. Macron est de la seconde espèce. » Bien sûr, ces derniers temps, le président rappelle à tous sa jeunesse provinciale. Il se met en scène comme l’enfant d’Amiens, grandi loin des élites parisiennes. Mais il suffit de se pencher sur son parcours de jeune homme pressé pour y trouver la force d’attraction d’un système qui formate les esprits avec d’autant plus de facilité qu’ils sont pétris d’ambition et avides de réussite. Le garçon a l’art de séduire les messieurs, mais il choisit en général ceux qui sont utiles. Henri Hermand, bien sûr, banquier, mécène historique de la deuxième gauche, Michel Rocard, Jean-Pierre Jouyet et tant d’autres. C’est toute sa force, il excelle à suggérer à chacun qu’il pourrait être celui qui osera ce dont ils rêvent, qui appliquera ce qu’ils ont toujours rêvé de voir appliqué. Il est leur possible réussite, leur future apothéose, l’héritage qu’ils laisseront au monde. D’où cette merveilleuse plasticité idéologique qu’il affiche. Chevènementiste sur les questions régaliennes, social-démocrate quand il dessine dans son programme un projet de réforme des retraites, libéral anglo-saxon quand il s’agit de plaire à la bible thatchérienne, The Economist, ultra-atlantiste quand il faut faire campagne, pourfendant l’ « État profond » quand il faut se présenter comme le refondateur de l’Europe et des grands équilibres internationaux.

Il y a deux sortes de premier de la classe. Celui qui est copain avec le dernier de la classe et celui qui n’a rien à lui dire. Macron est de la seconde espèce.

Un proche

MÉLANGE DES GENRES

Qui est le vrai Macron ? Quelle est sa colonne vertébrale, derrière ces postures successives ? On serait tenté de la trouver dans ces moments où sonne l’heure de vérité. Dans les moments où il faut réellement choisir, c’est-à-dire fâcher. Et là, les orientations ont le mérite de la clarté. C’est la loi Egalim, vidée de sa substance, pour le plus grand bonheur de la grande distribution, après des « états généraux de l’alimentation » qui avaient suscité tous les espoirs, ce sont la signature du Ceta et les louanges sur le Mercosur, avant que les insultes publiques de Jair Bolsonaro ne lui permettent opportunément de rétropédaler pour coller à l’opinion. Ce sont, enfin, les arbitrages industriels.

La vérité d’Emmanuel Macron n’est-elle pas à chercher dans ces dossiers qu’il eut à gérer comme secrétaire général adjoint de l’Élysée ou comme ministre de l’Economie ? Alstom, Technip… Olivier Marleix, député LR, déclarait à Marianne en juin 2019 : « Les sommes en jeu dans ces fusions sont immenses : dans la vente d’Alstom Power à GE, du seul côté d’Alstom les “coûts de l’opération” avoisinaient les 300 millions d’euros, souvent en success fees [frais de réussite]. Pour une banque d’affaires, l’enjeu, c’est 10 ou 15 millions d’euros. Pendant ses deux années à Bercy, M. Macron a autorisé des fusions pour des montants colossaux : Alstom-GE, 13 Mds €; Alcatel, 15 Mds €; Lafarge, 17 Mds €; Technip, 8 Mds €. Cette accélération de l’histoire est inédite… Que les financiers de la campagne, MM. Kohler et Denormandie, aient été en charge de ces dossiers au cabinet souligne le mélange des genres ! »

Dans les milieux d’affaires comme un poisson dans l’eau, mais visiblement pas des plus habiles quand il s’agit de gérer la réalité d’un pays, avec ses mouvements d’opinion et ses adversaires à convaincre. « Depuis le temps qu’on nous bassine avec la start-up nation, commente un des nombreux déçus du macronisme, il faut arrêter. Emmanuel Macron ne gouverne pas la France comme une entreprise et cette réforme des retraites en est la preuve. Si les entreprises françaises fonctionnaient comme ça, on aurait le PIB de la Mauritanie. »

Le constat est là : les « gilets jaunes » ont constitué un tournant. Alors qu’il croyait avoir repris la main, le président prouve face au mouvement social qu’il est passé à côté du phénomène politique le plus essentiel des vingt dernières années. « Les “gilets jaunes” devaient conduire au fameux acte II du quinquennat, plus social, tout sourire, tout miel, analyse un autre de ses proches. Dans les faits, l’épisode n’a fait que renforcer les travers de l’acte I : cette politique du réformisme à marche forcée, orientée uniquement vers les premiers de cordée. Il n’y a pas eu de volonté de renouer avec les Français, mais une contraction supplémentaire. Il s’est littéralement retiré des Français. Le fruit des “gilets jaunes”, c’est une infinie solitude. » Pourtant, l’occasion était formidable. « Avec les “gilets jaunes”, le message adressé était que les Français aspiraient à participer à la vie collective. Comment se fait-il que cette période extraordinaire où les Français ont dit “Nous voulons en être” se résolve dans ce moment où on leur dit qu’ils n’en seront pas ? C’est une béance politique. » Mais le fait est qu’Emmanuel Macron n’a pas la moindre idée de la vie de ses concitoyens. Quant à leur avis sur l’organisation sociale et politique… « A part avec le “grand débat”, il n’a pas une passion immodérée pour le Meccano territorial », tente un de ses conseillers en mal d’euphémisme. Du côté du ministère de la Santé et des Solidarités, c’est le même genre d’aveu : « Les questions de pauvreté, de précarité, de petite enfance, il ne s’intéresse pas à ces sujets… mais il apprend. »

Cet homme n’a rien vécu, ne manie que le packaging habituel du communicant absolu… en cela, il incarne le vide des élites.

Christophe Guilluy

Bref, la vraie vie, les aspirations des gens ordinaires, l’égale dignité des citoyens dans une démocratie… cela ne pèse rien face aux dogmes appris à l’ENA, dans cette aristocratie de l’Inspection des finances. Bienvenue dans la République des directeurs de cabinet. Quand en plus, Bruxelles – ô surprise ! – va dans le même sens, comme c’est le cas pour la réforme des retraites, il serait aberrant de demander son avis au peuple.

PENSER LA TROISIÈME VOIE

Pourtant, souligne le géographe Christophe Guilluy, l’erreur majeure consisterait à trop personnaliser ce désolant constat. « Emmanuel Macron n’est rien d’autre qu’un catalyseur. On surjoue l’intelligence de cet homme pour masquer le fait que les élites sont de moins en moins cultivées. Cet homme n’a rien vécu, ne manie que le packaging habituel du communicant absolu… En cela, il incarne le vide des élites. La seule question à se poser est la suivante : comment Macron est-il possible ? Qu’est-ce qui explique qu’un tel homme arrive à cette place ? »

Il est encore temps de penser la troisième voie

Ce qui l’explique ? La mécanique d’un système qui a peu à peu vidé la démocratie de son sens pour mieux se perpétuer. Qu’est-ce qui l’y maintient ? Le fait qu’une majorité de Français ne croit pas une seconde que le Rassemblement national puisse être une réponse adéquate et acceptable. Pour l’heure, nous ne sommes pas au pied de ce mur simpliste. Alors, il est encore temps de penser la troisième voie.

Par Natacha Polony

marianne

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Naturellement que c’est Macron le problème ,il se prend pour Jupiter roi et pour cela il fait la dictature ,même si c’est une dictature déguisée ;il dit je vous écoute mais je ne m’entends pas et je fais ce que je veux comme un dictateur !!

La démission de Macron résoudrait tous les problèmes actuels !!!

Simplement un petit Rastignac, fabriqué, formaté, financé par la banque et le grand capital pour faire leur sale besogne. trop arrogant, narcissique, imbu de lui même,pour se rendre compte que croyant décider il n’est qu’une marionnette entre leurs mains.

Non simplement un homme qui n’a pas eu d’enfants. Quand on élit un président ou une présidente, on doit élire un responsable qui a eu des enfants, qui a dû aller acheter de la josacyne à la pharmacie de garde à 2h du matin, qui a dû courir pour aller chercher ses enfants chez la nourrice mais en devant passer d’abord au supermarché pour acheter du lait et des couches, qui a dû attendre anxieux l’arrivée du médecin de nuit à 5h du mat’ parce que sa fille a une bronchiolite. Qui a dû prendre rendez-vous avec la maîtresse parce que son fils s’est battu dans la cour, et y a laissé une dent. Çà permet de se forger de la réalité et des gens qui ont des soucis du quotidien une image non pas de victimes « qui l’ont bien voulu » mais « d’hommes et de femmes extraordinaires » .

Huit citations extraites de l’article…
Une intelligence corsetée par les dogmes de l’ENA et des banques d’affaires,
Une personnalité imbue d’elle-même,
Jupiter enfant roi,
Convaincu de sa mission.., et convaincu qu’il n’y a que lui qui puisse l’accomplir,
Dominé par un cerveau techno,
Excelle dans l’art de séduire les messieurs, mais choisit en général ceux qui lui sont utiles,
Une « tête d’ampoule » qui n’a jamais rien eu à dire aux derniers de la classe,
N’a rien vécu et incarne le « vide des élites »,

et enfin la conclusion, l’apothéose, le bouquet final :
Comment Macron est-il possible ? Qu’est-ce qui peut expliquer qu’un tel homme arrive à cette place.. ?

C’est visiblement la question que de plus en plus de gens  se posent !Mais ,les gens devraient lire la constitution de la Vième république faite par le Général De Gaule et ils comprendraient et aussi grâce à nos institutions qui donnent le pouvoir à un homme au lieu de le donner au peuple, quand va-t-on se réveiller ?

Même certains profs et anciens collègues de l’ENA et de chez Rothschild soulignaient qu’il avait la grande qualité de faire du vent, on l’appelait « Eole », pas « Jupiter » !

Mais ,disons que ce sont surtout  les médias ,les banques ,les riches qui ont cru en lui et ils n’ont pas eu tort : il tient bel et bien ses promesses de politique néolibérale, la casse que ça engendre à tous points de vue n’émeut personne dans ces sphères là

les médias( L’influence des images subliminales et du matraquage, ça existe)ont travesti la vérité pour influencer les électeurs dans leur choix, ben alors il ne faut pas s’étonner que la démocratie soit en si mauvais état aujourd’hui

Il a été démontré que les scores électoraux des candidats, à quelque type d’élection que ce soit, étaient directement proportionnels à l’exposition médiatique (positive ou négative, ça n’a aucune importance) des candidats en question. C’est exactement le même principe que pour la publicité, ni plus ni moins ; un nom qui sera vu « souvent » dans les média sera mémorisé et aura plus de chances de faire de bonnes ventes, ou un bon score électoral.

cette réforme des retraites  a bien évidemment tout à voir avec les réformes du droit du travail, des droits des chômeurs, du financement des services publics – de l’hôpital en particulier -, qui l’ont précédée ; reformes conduites par les locataires de l’Elysée et de Matignon ; premier niveau de la remise en contexte de cette réforme des retraites.

A un deuxième niveau contextuel, on trouvera l’U.E qui réclame ses réformes depuis 20 ans et que la France peine à conduire ; une France en retard sur la remise en cause d’une logique de financement approprié d’une société solidaire et performante en termes de protection et de sécurité sociale ; comprenez : une France en retard de précarité généralisée et de paupérisation croissante d’une partie importante des salariés.

Au-dessus de l’U.E… à un troisième niveau, on trouvera le mondialisme : projet de mise en concurrence de tous contre tous… ( de toutes les économies ) à la tête duquel on trouvera le Capital ; un Capital mondialisé qui n’a de cesse depuis trente ans de faire face à la menace d’une baisse drastique des profits – des taux de retour sur investissement – qui, aujourd’hui, a deux causes principales : la fin d’une énergie bon marché ; la fin d’une exploitation irresponsable d’énergies fossiles qui tuent notre planète et étouffent sa population, avec pour conséquence, la fin de la croissance (énergies abondantes et bon marché) ou bien plutôt, la fin d’un modèle de développement uniquement basé sur cette croissance, le tout dans le cadre d’une transition écologique qui ne peut avoir lieu que dans la récession. Pas de croissance pas de profit ! Or, la baisse des profits n’est pas une option pour le Capital mondialisé. Reste alors une solution : la baisse drastique des taxes, des prélèvements, de la redistribution, des salaires et des protections ; notons que les GAFAM soutenus par les présidences étasuniennes successives – qui rechignent à être taxés, sont déjà dans cette logique du refus de l’impôt.

Reste un dernier niveau, comme un retour à la case départ, qui concerne les acteurs de la conduite des réformes évoquées plus haut, à savoir la classe politique en générale et les locataires en particulier des lieux d’exécution de cette logique mondialiste du Capital : Matignon et l’Elysée en ce qui concerne la France ; à ce dernier niveau, tout personnel, hyper-individualiste et intéressé, un niveau au ras de pâquerettes, on trouvera un seul souci : les perspectives de plan d’évolution de leurs carrières à tous au plus haut niveau, à l’international principalement, car tous ont intégré ce qui suit : laisser plus de pauvres derrière soi en quittant ces postes d’exécution des directives du Capital mondialisé (le maître d’Ouvrage) avec l’U.E comme maîtresse d’œuvre, est un impératif pour quiconque souhaite prétendre à ces carrières. Car enfin, pourquoi alors se donner autant de mal !

En Europe, Tony Blair ( aidé par Thatcher qui l’a précédé) et Gerhard Schröder seront sans doute les premiers à s’y conformer ; à propos de Merckel, on peut déjà prédire qu’elle n’aura pas dérogé ; quant à Macron, étant donné le « retard » pris par la France, on peut déjà le nommer champion toutes nationalités confondues, de cette loi d’airain : plus de précarité, plus de pauvres, toujours et encore plus… après le passage d’exécutants (appelons-les « Premier ministre, Chancelier ou Président » ) membres d’une caste cooptée par un Capital dont on aurait vraiment tort de sous-estimer les qualités de prévoyance, d’anticipation…notamment au sujet de l’urgence climatique et ses conséquences sur la croissance et les profits. Rien de surprenant à cela, puisque gérer c’est prévoir. Mais ,l’UE sait très bien que temps que Macron sera notre Président ,la France rattrapera son retard de paupérisation de ses citoyens ,sauf bine sur si le peuple français mais son holà ,si le peuple français continue la grève générale jusqu’à ce que Macron cède !!!

« et si c’était Macron, le problème ? »
Toute personne dangereuse est un problème , Macron en fait évidemment partie comme l’a été Thatcher , son modèle .
Il n’a par exemple jamais eu aucun mot pour les mutilés à vie et les deux personnes décédées causés par la répression policière qu’il a sciemment orchestrée , comme Thatcher avec les prisonniers irlandais en 1981 .
Et son but est de dynamiter le modèle social et protecteur du pays pour l’aligner sur un modèle anglo-saxon où règne le chacun pour soi : fini les solidarités et les services publics et place au privé et aux intérêts financiers .
C’est un casseur comme jamais la Vème n’avait connu auparavant et un gérant du Capital capable du pire .

En Suède, une étude montre que 92 % des femmes et 72 % des
hommes ont eu une retraite plus faible avec le système des retraites à
points (source : caisse des pensions suédoises, 2017) », a avancé
l’économiste Thomas Porcher.

Pour Macron , le gérant , le nombre de pauvres n’est pas encore assez élevé , il faudrait qu’il atteigne le même niveau qu’en Allemagne , en Suède ou au Royaume-Uni , car plus il y a de pauvres , salariés pauvres , retraités pauvres , chômeurs pauvres , plus le taux de profit des actionnaires augmente , c’est mathématique , simple répartition de la richesse produite .
Le summum serait évidemment d’appliquer les mêmes mesures que l’UE , le FMI et la BCE ont infligées à la Grèce , là ce serait le jack-pot : le problème , pour  Macron , c’est qu’il oublie que la France n’est pas identique à tous ces pays essorés , elle a cinq révolutions au compteur , et pourrait très bien en initier une dernière , pour la route .

Le but final de Jupiter 1er est  de privatiser notre régime de retraite ….. sinon pourquoi a t’il reçu en catimini lundi des représentants Black Rock ?
Ce lamentable président oublirait il parfois que la monarchie a été abolie en France et qu’il a pour obligation d’informer les citoyens se ses actions importantes.

Plus que jamais, faire céder ce gouvernement en crise qui vacille est un objectif réaliste.

À condition que chacun prenne ses responsabilités.
En bas, dans les assemblées générales et dans les décisions de reconduction de la grève, les travailleurs réaffirment leur cohésion et leur volonté d’aller jusqu’au bout.
La cohésion et la détermination à tous les niveaux, de bas en haut et de haut en bas, sont la condition pour gagner.

Nul ne peut et nul ne doit s’écarter de l’exigence qui fait l’unité : retrait !

OUI MACRON EST LE PROBLÈME ET POUR QU IL N’ Y EST PLUS DE PROBLÈME: MACRON DÉMISSION!!!