Croyant par ses « sacrifices » financiers délégitimer les conflits sociaux sur le devenir des régimes des retraites, le président de la République aurait renoncé à siéger au Conseil constitutionnel et à percevoir la dotation mensuelle à laquelle il a droit à compter de la cessation de ses fonctions. Ces privilèges n’ont pourtant rien à voir avec une retraite.

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Le samedi 21 décembre 2019, il s’est passé quelque chose de décisif dans l’histoire de France : les services de l’Elysée ont fait savoir que le président de la République entendait renoncer à deux des avantages financiers à vie attachés à la fonction qu’il exerce, et ceci en mai 2022 ou au plus tard en mai 2027. La presse ne s’y est pas trompée en donnant l’écho le plus large à ces intentions présidentielles – Le Parisien dimanche en a justement fait sa « une », dithyrambique et admirative comme il se doit : « Macron renonce à sa retraite de président ! ». Fichtre, quel chance pour la France d’avoir un tel chef de l’Etat ! Il est incontestable que le caractère désintéressé de ces renonciations, reflet de la générosité de celui qui, par souci d’exemplarité, se dépouille ainsi publiquement de ce à quoi il a droit, forme un violent contraste avec les calculs d’apothicaires des centaines de milliers (sinon des millions) d’anonymes qui, mégotant pour quelques dizaines d’euros par mois, s’opposent au projet d’introduction en France d’un système individualiste de retraite par capitalisation fonctionnant sur des « points » ne prenant pleine valeur qu’à partir de 64 ans (pour l’instant). Merci ô grand président Macron de nous montrer l’exemple !

Trêve de plaisanterie : l’annonce très médiatisée faite par l’Elysée est, comme d’habitude sous ce quinquennat, marquée en ses deux aspects au timbre de l’hypocrisie et de l’ambiguïté.

En premier lieu, M. Macron a donc pré-décidé qu’à l’instar de ses prédécesseurs Jacques Chirac (entre mars 2011 et la date de son décès), Nicolas Sarkozy (depuis janvier 2013) et François Hollande, il ne siégerait pas au Conseil constitutionnel à l’issue de son premier ou de son second mandat, renonçant ainsi non pas à ce qui constitue une retraite, mais au traitement de 13 500 euros/mois attachés à la qualité de membre du Conseil constitutionnel – et les avantages en nature qui vont avec.

Or, d’une part, il n’est pas possible pour les anciens présidents de la République de renoncer à leur statut de membre de droit du Conseil constitutionnel, car il ne dépend pas de leur volonté mais s’impose à eux par l’effet du deuxième alinéa de l’article 56 de la Constitution (« font de droit partie à vie du Conseil constitutionnel les anciens Présidents de la République ») ; par conséquent, quels que soient ses dires et ses promesses politiques à telle époque de sa vie, à tout moment, un ancien président de la République peut décider de participer effectivement, pour la durée qu’il souhaite, aux activités du Conseil constitutionnel. D’autre part, les fonctions de membre du Conseil constitutionnel sont tout de même incompatibles avec d’autres fonctions, évoquées par l’article 57 de la Constitution (ministre et membre du Parlement) tel que complété par l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, dont l’article 4 prévoit que « l’exercice des fonctions de membre du Conseil constitutionnel est incompatible avec l’exercice de toute fonction publique et de toute autre activité professionnelle ou salariée » ainsi qu’avec l’exercice de la profession d’avocat. Le Conseil constitutionnel a jugé que ces incompatibilités étaient applicables aux membres de droit du Conseil constitutionnel que sont les anciens présidents de la République : l’exercice d’un emploi public, d’un mandat électif, d’une profession salariée ou en l’inscription au barreau leur interdit donc de siéger au sein du Conseil constitutionnel (CC, décision n° 84-983 AN du 7 novembre 1984, A.N., Puy-de-Dôme (2ème circ.), à propos de M. Valéry Giscard d’Estaing).

Par conséquent, loin d’être sacrificielle pour un homme de près de 45 (en 2022) ou 50 ans (en 2027) qui peut prétendre à un salaire versé par une entreprise privée nettement supérieur à celui du traitement sur deniers publics dont bénéficient les membres du Conseil constitutionnel, l’annonce très anticipée d’une renonciation à siéger au Conseil constitutionnel peut aussi être lue comme une… offre d’emploi à destination des multinationales qui ont les moyens – souvent grâce aux subventions publiques – de « se payer » le luxe d’embaucher un ancien président de la République française en qualité de lobbyiste. En tout état de cause, cette partie de l’annonce n’a rien à voir avec la réforme du régime des retraites.

Il en va de même, en second lieu, pour l’autre volet de l’annonce, relatif à la dotation versée aux anciens présidents de la République sur le fondement de l’article 19 de la loi n° 55-366 du 3 avril 1955 relative au développement des crédits affectés aux dépenses du ministère des finances et des affaires économiques pour l’exercice 1955, aux termes duquel : « Il est attribué aux anciens Présidents de la République française une dotation annuelle d’un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat en service ordinaire », soit 6 220 euros buts mensuels attribués à vie sans condition de durée de l’exercice du mandat présidentiel ni de ressources de l’ancien président de la République. Cette disposition toujours en vigueur de la IVème République est inspirée d’une loi du 16 juillet 1932 prévoyant, sous la IIIème République, que ceux des anciens présidents de la République qui avaient « bien mérité de la Patrie » pourraient recevoir une dotation annuelle. On le voit, cette dotation n’est en aucun cas assimilable, ni de près, ni de loin, à une retraite, en dépit de la manière inexacte dont une large partie de la presse a rapporté – magnifié – la geste élyséenne : « Emmanuel Macron renonce à sa retraite de président », croit ainsi pouvoir titrer Le Figaro le 22 décembre 2019 (v. aussi Le Figaro 24 décembre 2019, p. 4 : « En devenant le premier président de la République à renoncer au bénéfice du régime de retraite défini par la loi du 3 avril 1955, (…) Emmanuel Macron a suscité la curiosité des constitutionnalistes ») à la suite de l’annonce que l’intéressé « a décidé qu’il ne s’appliquerait pas cette loi à court terme en 2022, ni en 2027 en cas de deuxième mandat » ; dans l’éditorial du Monde du 24 décembre (p. 29), on peut lire que « l’Elysée a confirmé l’information du Parisien selon laquelle le président de la République renonçait à s’appliquer la loi de 1955 qui garantit aux présidents de la République une retraite (sic) mensuelle de 6 220 euros brut à la fin de leur mandat », et même le Canard enchaîné du 24 décembre 2019 (p. 1) a perdu sa clairvoyance en écrivant que « Macron fait claironner qu’il renonce lui-même, en matière de retraite, à son régime spécial présidentiel ».

Voilà donc un président de la République qui décide de ne pas (s’)appliquer une loi votée par le Parlement français… Est-ce un exemple à donner lorsque l’on est en charge de telles responsabilités, étant entendu au surplus que comme pour le Conseil constitutionnel, il sera toujours possible à M. Macron de renoncer à sa renonciation, et de se faire verser à tout moment la dotation à laquelle il aura droit de par la loi du 3 avril 1955 lorsqu’il ne résidera plus à l’Elysée ?

Certes, l’article 19 de la loi du 3 avril 1955 est, dans sa formulation, un privilège daté, qui n’est toutefois pas sans justification dès lors qu’il s’agit d’éviter qu’un ancien président de la République soit tenté de monnayer ses services, pour des raisons mercantiles et financières, à des entreprises privées. Mais plutôt que de décréter sa non-mise en œuvre individuelle, il aurait été indispensable que le législateur, sur l’initiative le cas échéant du gouvernement, l’abroge (le supprime pour l’avenir), ainsi que cela vient d’être fait pour une série de dispositions législatives anciennes (loi n° 2019-1332 du 11 décembre 2019 tendant à améliorer la lisibilité du droit par l’abrogation de lois obsolètes) ou mieux encore le modifie en modulant le montant de la dotation au regard de la situation professionnelle de l’ancien président de la République (v. en ce sens : Assemblée nationale, proposition de loi n° 1383 du 7 novembre 2018 visant à plafonner la retraite des anciens Présidents de la République), étant entendu qu’au surplus il serait nécessaire d’inclure les fonctions de président de la République et de membre du gouvernement dans le système général des retraites (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui). Or pour l’heure, la présidence de la République s’en est tenue à de vagues déclarations générales, en renvoyant comme d’habitude et sans date butoir à une « réflexion spécifique (qui) sera conduite pour faire évoluer les dispositions de la loi de 1955 » (« La retraite d’Emmanuel Macron sera-t-elle affectée par la réforme des retraites ? », liberation.fr, 22 décembre 2019). L’impréparation et désormais l’inaptitude des « progressistes » de la start-up Nation à exercer le pouvoir s’illustrent dans tous les domaines –  y compris donc le statut du président de la République –, hors la libéralisation de l’économie, la réduction des droits des salariés et la détaxation des plus aisés.

Le services de l’Elysée ont assuré qu’il n’y avait « pas de volonté d’affichage » dans les deux annonces ainsi faites. Tout démontre le contraire, à commencer par le moment où elles ont été présentées, l’anonymysation de leur présentation (« les services de l’Elysée », qui est-ce ?) et par la circonstance qu’en l’état de la Constitution et de la législation, leur mise en oeuvre est entièrement dépendante du bon vouloir de M. le futur ex-président de la République Emmanuel Macron, sa vie durant.

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Ce même samedi 21 décembre 2019, le président de la République, s’adressant depuis la Côte d’Ivoire – donc cette fois sans passer par l’intermédiaire des services de l’Elysée – aux nombreux opposants à son projet individualiste de retraite par points en passe de tourner la page à 70 ans d’avancées sociales fondées sur une solidarité collective, a estimé qu’il était « bon de savoir faire trêve » pendant la période des fêtes de fin d’année, sans être suivi d’ailleurs (« Réforme des retraites : l’exécutif ne parvient pas à imposer une trêve de Noël », lemonde.fr, 24 décembre 2019 ; « En grève, l’Opéra de Paris propose ‘Le Lac des Cygnes’ sur son parvis », lemonde.fr, 24 décembre 2019 ; Dan Israël, « A Paris, reportage avec les grévistes de Noël », Mediapart, 24 décembre 2019), ce qui en dit beaucoup sur la performance effective de la parole présidentielle. Nulle trêve, en revanche, pour les fausses informations en provenance de l’exécutif.

 

Merci à Laura Genz pour le dessin.

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Naturellement que si que Macron avec son gouvernement cherche le pourrissement de la grève:d’ailleurs cette façon de faire est une façon qu’à toujours utilisé la droite et aussi de mettre les français les uns contre les autres !!! ce que Macron et son gouvernement veulent ignorer c’est que les grévistes (ils sont de plus en plus nombreux ) iront jusqu’au bout et ils sont soutenus par une majorité de français bien que Macron et ses sbires sèment par tout le contraire !!!!

La communication des ministres, comme du président, sur le sujet de la réforme des retraites, est absolument catastrophique.

L’une ne sait manifestement pas qu’une décote s’applique sur l’ensemble de la retraite.

Une autre, théoriquement en charge des transports, croit anodin d’aller passer les fêtes à Marrakech, tandis que les Parisiens passent des heures dans les gares ou les embouteillages.

Et voilà à présent le « premier de cordée » qui dévisse complètement, avec des annonces totalement décalées par rapport aux attentes des futurs retraités.

Un gouvernement hors-sol.

Comme on pouvait l’être à Versailles en 1788…

C’est une des spécialités de Macron que de prendre les français pour des imbéciles.
Sur ce coup, il place la barre encore plus haut.
Mais contrairement au saut en hauteur il n’a, à sa disposition, qu’un seul essai.. Et nous avons  comme l’impression qu’il va le manquer.

Manifestement la peur s’installe à l’Elysée pour inventer de telles stupidités.

« Tant qu’on n’a pas réglé le problème du chômage dans notre pays, franchement ce serait assez hypocrite de décaler l’âge légal. Quand aujourd’hui, on est peu qualifié, quand on vit dans une région qui est en difficulté industrielle, quand on est soi-même en difficulté, qu’on a une carrière fracturée, bon courage pour arriver à 62 ans (…) Alors on va dire : « Maintenant, il faut passer à 64 ans ? » Vous ne savez déjà plus comment faire après 55 ans. Les gens vous disent : les emplois ne sont plus bons pour vous. C’est ça la réalité. (…) On doit d’abord gagner ce combat avant d’aller expliquer aux gens : « Mes bons amis, travaillez plus longtemps.  » Ce serait hypocrite. « 

Très bel exemple de lucidité de la part de celui qui tient de tels propos. A moins que ce ne soient les propos d’un hypocrite majeur puisque l’auteur de cette sortie n’est autre que M. Emmanuel Macron, conférence de presse 25 avril 2019.

Texte page 16 du Monde Diplomatique de ce mois, en vente dans tous les bons Point Presse avec un dossier spécial retraites fort bien fait comme d’habitude et qui complète et renforce les multiples bons articles de Médiapart.

« …le luxe d’embaucher un ancien président de la République française en qualité de lobbyiste. »

Comme par exemple un fond de pension !Il  est plus que possible que macron fera comme un bon nombre de ses semblables à savoir  la pratique du pantouflage .Ils cherchent la caillasse après avoir  eu le pouvoir .Leur exercice du pouvoir consiste à se  faire très bien voir par leur futur employeur ,cela passe par des lois scélérates pour le peuple.

La commission de déontologie de la vie publique ne sert absolument à rien !

Il y a 10 ans  l’OCDE (pourtant il nous semble pas que ces gens sont  des adeptes de Che Guevara)s’inquiétait déjà de cette pratique puisqu’elle disait « « les relations proches entre, d’un côté, les régulateurs et le pouvoir politique, et de l’autre, l’industrie de la finance et ses lobbyistes, sont alimentées par le recyclage régulier de personnel entre ces deux univers » et « s’attaquer aux portes tournantes constitue le début d’un processus indispensable afin de restaurer la confiance des citoyens dans le système politique et le fonctionnement des marchés financiers. »

https://www.senat.fr/amendements/2018-2019/571/Amdt_149.html

Ces annonces hypocrites et démagogiques sont ce qu’on appelle du populisme (de bas étage). Sans doute le (soit disant) combat mis en scène entre les progressistes sauce macron et les populistes sauce rn ayant tourné à l’avantage de ces derniers, le tout petit père du peuple a-t-il décidé de rejoindre l’autre camp ? Tout de suite il est fatigué par toutes ses histoires et il se repose à Brégançon. Les ministres eux aussi sont aux abonnés absents et ne s’occuperont des retraites qu’en janvier la deuxième semaine. Ils jouent le pourrissement. Sauf la ministre des transports qui préfèrent les palais des mille et une nuits, et les contes qui vont avec.

Ajoutons que la « décision » de macron est tout à fait compatible avec sa vocation de toutou du capital: rappelons que l’indemnité » assurée par la Communauté aux « présidents » est justifiée, normalement, par le fait que cette fonction doit pouvoir être assurée, pour le Bien commun, par un « pauvre ».

Mais comme en macronie ce sont les « riches » « ruisselants » qui ont « droit » de devenir « présidents »: leur « présidence » n’est après tout pour eux qu’un épisode de plus dans leur vie de prédation, une occasion en « or » de « promulguer » des « lois » qui la confirment…

La farce est avec eux !

Qu’il s’agisse de la com, des explications ou du simulateur, tout ce qu’on peut dire, c’est que ce qui touche de près ou de loin aux questions des retraites, est loin, très loin d’être au point.

le coup de com’ peut fonctionner?. Le risque est que chacun se dise qu’il est bien riche pour se permettre de cracher sur 6 000 € mensuels futurs. Un luxe qu’assez peu de salariés, même cadres, peuvent se permettre. Où l’on voit sa totale déconnexion avec le peuple. Ça aurait encore pu marcher la première année de son mandat. Jusqu’à l’affaire Bénalla, a fortiori la crise des GJ.

Il risque surtout de montrer aux grévistes que, pour annoncer ce genre de mesure « fusil à un coup » (plus jamais utilisable), c’est qu’il ne doit pas se sentir sûr de sa position, bien plus fragile qu’il n’essaie de faire croire. Au final, impact faible sur l’opinion, et risque de remobiliser la contestation, au moins après les vacances (enseignants, soignants, prenant le relais).

Effectivement il se sent en déroute pour éprouver le besoin de faire ce genre de choses qui sera d’une efficacité nulle. il ne croit pas qu’il va faire pleurer les gens qui bossent pour 1500 ou 2000€ par mois. Une preuve de plus qu’il ne connaît rien!

Pas sûr qu’il faille compter sur une intervention divine pour déterminer qui sera appelé à présider la République en 2022. En revanche, si les citoyens()NEs se bougeaient un peu..mais ,selon nous, ça dépend moins des citoyens, que des propositions. Mettons de côté le RN, mettons de côté LR et ceux qui l’ont quitté pour préparer des candidatures « indépendantes ». Ne reste plus (par défaut !) que la gauche, au sens large.

Au sens large, car aucune de ses composantes, soit sociale-démocrate / écolo, soit « de transformation », ne sera en mesure de l’emporter seule. Et utiliser le 1° tour de la présidentielle comme primaire interne est le pire qui puisse arriver.

Une union autour d’une plateforme commune doit se faire, reposant sur quelques grandes directions (et non un catalogue à la « Programme Commun », de toutes façons non réalisable en 2 ans), afin de trouver ensuite un candidat apte à porter cette « tambouille », ce « cartels de logos » – car la politique, la démocratie, c’est ça, cette main dans le cambouis, et non de splendides envolées lyriques sur les estrades (quoique j’adore aussi, ça remotive). Et c’est ce que demande l’électorat, et non des chicaneries sur les plateaux, ou des discussions infinies et stériles « mon programme ah que c’est le plus mieux que le tien ».

Si la gauche, passant du baume sur les trahisons passées (et peut-être à venir !), sait s’unir, l’électorat devrait suivre. A condition de s’y mettre. Sinon, autant préparer dès aujourd’hui son splendide vote blanc du 2° tour, qui va tout révolutionner à lui tout seul (on a vu que Macron tremble, depuis le fort % de blancs de 2017). Mais c’est à tous de faire des efforts, de FI au PS en passant par les Verts et les pas mûrs (Genération.s, frondeurs divers, PC…)

Oui une réaction est absolument nécessaire.Macron se conduit avec le peuple comme Lombard s’est conduit avec France-telecom. On l’a vu avec les gilets jaunes on le voit avec tous ceux qui protestent contre sa réforme des retraites.Son mépris,son intransigeance alimentent une telle colère que la personne qui sera en position de le battre risque de rassembler un grand nombre de suffrages qu’elle que soit son étiquette Alors la gauche au travail!

Si nos chers concitoyens avaient un peu de dignité le sort de M Macron serait définitivement réglé. Malheureusement la grande majorité préfère loucher vers la pauvre gamelle des autres et imaginer que leur sort sera meilleur si l’Autre finalement a une gamelle un peu moins remplie. J’ai connu une époque où lorsque les « Renaults » avaient obtenus une semaine supplémentaire de congé, tout le monde s’en félicitait au regard d’une inévitable contagion… Autre temps, autres mœurs. De Gaulle disait, paraît il, que les Français étaient des vaux, mais je crois qu’il n’aurait pas osé les mépriser au point de M Macron.

HOLD UP SUR LA FRANCE. Pour Macron, la retraite à la française, y compris celle de Président de la République, en fait, il s’en fou comme de l’an quarante! Cela ne le concerne pas, quand il a d’ors et déjà par ailleurs aménagé et assuré ses revenus privés de futur milliardaire sur le tard, merci au plus grand groupe de gestion d’actifs international, Blackrock. Depuis le début du quinquennat, Larry Fink le PDG de ce groupe américain a plusieurs fois très discrètement rencontré Emmanuel Macron, Jean-Paul Delevoye et quelques seconds couteaux du pouvoir utiles à l’ouvrage pour leur expliquer son projet de capitalisation des retraites, ou comment privatiser notre système quitte à sacrifier purement et simplement  nos futures générations de retraité(e)s des classes les plus modestes et des classes moyennes aussi, qui pourront bien survivre ou mourir dans la misère! En retour, on peut imaginer qu’il est prévu des rétro émoluments très très conséquents pour nos très chers dirigeants qui œuvrent donc déjà aujourd’hui à préparer l’attribution du formidable marché français des retraites à Blackrock.  Emmanuel 1er ,ou jupiter , qui sera le principal des heureux bénéficiaires, n’a plus beaucoup de temps pour réaliser le projet, car il est désormais douteux qu’il puisse être réélu en 2022. Il a vite fait d’estimer ses futurs émoluments rétributions avec les diverses retraites, pensions et avantages d’ex président pour le coup comparativement dérisoires, sans qu’il lui coûte d’y renoncer! Tout cela, il faut le dire et le redire publiquement, le répéter encore, car c’est la seule et vraie raison pour laquelle Macron ne veut pas céder face à la grande révolte du peuple français.

« jusqu’à ce que sa claque se retourne contre la joue du souverain« … Comme le dit Vincent Lindon « les peuples les plus soumis décapitent leurs rois… »

VINCENT LINDON, «UN RIEN C’EST TOUT»!

 

Résultat de la suppression de l’ I.S.F. par Macron : bilan après  2 années d’application 

                                              340 000 gagnants 

Le 1er janvier 2018 , Emmanuel Macron a supprimé l’I.S.F. , l’impôt sur la fortune , puis l’a remplacé par l’I.F.I. , l’impôt sur la fortune immobilière.

France 2 ( France Télévisions )         publié le 26/12/2019 | 22 H 17

L’I.S.F.  nouvelle génération : l’impôt sur la fortune immobilière ( IFI ) ,  a fait que sur 350 000 personnes qui payaient l’ISF ,   340 000 ont gagné depuis de l’argent ..

Parmi les grands gagnants figurent ceux qui possèdent un très gros patrimoine financier.

Aujourd’hui , 2/3 des contribuables qui payaient l’ISF ne le paient plus.

Un sentiment d’injustice souligne La France Insoumise  .

 » Le moment n’est pas venu de demander des sacrifices à tous les Français et de privilégier les plus riches. C’est une politique qui produit de l’inégalité à force d’avantager les plus riches  » , estime Éric Coquerel , député LFI de Seine-Saint-Denis.

en conclusion :CONTINUER LA LUTTE POUR QUE MACRON RETIRE PUREMENT ET SIMPLEMENT LA REFORME DES RETRAITES !!!!!!