Selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi 13 février, 8,1% de la population active est privée d’emploi, un étiage inédit depuis fin 2008. Une bonne nouvelle à nuancer, car « le halo autour du chômage », bien souvent synonyme de personnes en situation de précarité, atteint quant à lui un niveau record.

C’est un air bien connu que nous chante Muriel Pénicaud sur RTL : « On voit une dynamique partout sur le territoire« , les résultats en matière d’emploi sont « très encourageants« , « l’ambition d’un taux [de chômage] à 7% est franchement atteignable« . Ce jeudi 13 février, la ministre du Travail est venue saluer à la radio la nette baisse du taux de chômage, en recul de 0,4 point au quatrième trimestre 2019. Selon les chiffres de l’Insee, 8,1% de la population active est privée d’emploi, un étiage inédit depuis fin 2008. Si la ministre se garde bien de le dire, cette éclaircie sur le front de l’emploi est toutefois largement ternie par le niveau record d’un autre indicateur, « le halo autour du chômage », qui englobe désormais 1,7 million de personnes.

Capture d’écran INSEE

Pour être complet sur le chapitre des bonnes nouvelles, la France (hors Mayotte) compte 2,424 millions de chômeurs, soit 85.000 de moins sur le trimestre. Sur un an, le taux de chômage, mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en recul de 0,7 point. En France métropolitaine seule, le taux de chômage est de 7,9%. Conséquence des fortes créations d’emplois (+210.000 dans le privé en 2019), le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, augmente de 0,7 point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an, pour atteindre 65,9%.

Mais revenons à ce fameux « halo autour du chômage », bien souvent synonyme d’une situation de précarité : qui entre dans cette catégorie ? L’Insee y comptabilise les personnes considérées comme inactives parce qu’elles ne répondent pas à la définition stricte du chômage établie par le BIT. Selon cette dernière, un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions : 1) « Etre sans emploi, c’est à dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence » ; 2) « Etre disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours » ; 3) « Avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois« .

Or le nombre des personnes ne répondant pas à ces trois critères cumulatifs sans pour autant avoir un emploi représente aujourd’hui 4 % de la population active. Sur le temps long, le nombre de personnes dans cette situation n’a fait qu’augmenter depuis 2003 : de 1,16 million de personnes au 1er trimestre de cette année, il est passé à 1,3 million au troisième trimestre 2011, pour arriver à 1,49 million début 2017 et finalement atteindre 1,7 million aujourd’hui.

QUELS PROFILS ?

Dans une étude parue en 2016, l’Insee détaille les profils – majoritairement féminins – concernés par le halo du chômage : diplômés entre deux emplois, personnes malades, invalides, en reprise d’étude, attendant un enfant, mais surtout travailleurs découragés, ayant renoncé à trouver un emploi. En 2016, 20 % de ces personnes n’avaient jamais travaillé et 28 % n’avaient pas travaillé depuis au moins 3 ans. L’Insee distinguait trois grands cas de figure : sur le 1,4 million de personnes qui constituait alors le halo, « 300.000 personnes recherchaient un emploi mais n’étaient pas disponibles dans les deux semaines pour travailler« , « 700.000 souhaitaient un emploi mais n’en recherchaient pas« , et 400.000 cumulaient absence de recherche et indisponibilité.

En 2019, avec 59.000 personnes en plus dans le halo autour du chômage entre le troisième et le quatrième trimestre 2019, le solde des personnes ayant à nouveau effectivement accès à un emploi est donc nettement moins favorable que ce que laisse à penser le retrait de 85.000 personnes du nombre de chômeurs, puisqu’il ne représente plus que 26.000 personnes. Au total, entre les 2,4 millions de chômeurs et le 1,7 million de personnes dans le halo, 4,1 millions de personnes se trouvent en difficulté sur le marché du travail.

Par Louis Nadau

Marianne

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

Ce que ne dit ni l’ INSEE,ni Le gouvernement c’est que beaucoup de sans emploi ne sont pas inscrit à Pole Emploi soit parcequ’ils ont jugé que cela ne servait à rien ,soit parce qu’ils n’ont aucun diplômes et qu’ils en ont assez d’être considéré comme des riens ,des inutiles parce que les entreprises les rejettes et aussi ceux qu’un ne travaille qu’un journée  par semaine (ceux qui ont comme ont dit des missions très courtes )ne sont pas comptabilisé dans ceux qui travaille

Enfin une bonne nouvelle qui vient à point, et à laquelle on y croit fort, mais alors tres fort !! !

LREM = jamais pris en flagrants délits, récurrents et réguliers, de malhonnête, de manipulations, de mensonges, ou de bidouillages de chiffres (les projections chiffrées fantaisistes sur leur fameuse « reforme retraite », pour ne citer que ce récent exemple de totale arnaque!!), jamais de casseroles renvoyées aux poubelles de l’eternité ( delevoie, belloubet, penicaud, ferrand, benalla parmi tant d’autres!!!)? Jamais de licenciements de masse, et puis, un pays qui ne connait aucun ralentissement économique (puisqu’aucune greve , aucune protestation d’ultra longue durée, ne seraient venues perturber la bonne tenue du formidable business qui règne partout en France actuellement!). Bref un pays prospère, serein et en parfaite stabilité !

Un pays pourtant, où il devient de plus en plus impossible de se faire soigner correctement, un pays qui a installé un système de radiation des plus massifs et des plus impitoyables pour les chômeurs, un pays où, sous ce règne, la pauvreté n’ a jamais autant explosé, (idem pour la délinquance et la criminalité), etc ….

Toutes conditions en effet réunies, pour oser nous livrer, sans aucune honte, des chiffres trafiqués,bidonnés  meilleure santé de l’emploi grâce au formidable régime « macron » !

Les LREM balaient les chômeurs des statistiques en les radiant ou en ne les indemnisant plus et osent s’en vanter. Et En Même Temps ils suppriment l’observatoire de la pauvreté pour que l’on ne puisse pas s’apercevoir de l’augmentation du nombre de pauvres.

Une étude de 2019 de l’INSEE montrait que 44 % des personnes émargeant dans la catégorie A de Pôle emploi ne sont pas des chômeurs du point de vue du BIT. (Catégorie A, la seule mise en évidence…)

« Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c’est pire ! »
Michel Colucci 

Rien de bien nouveau sinon l’accélération des emplois précaires avec la numérisation. L’ubérisation de la société c’est aussi sa paupérisation, par contre la courbe du chômage s’inverse. Avec le CICE à 20 milliards d’euros par an dont personne n’a mesuré l’efficacité réelle Hollande est parti trop tôt, c’est ballot….enfin presque.

Ce chiffre sur le chômage c’est carrément de la manipulation, on tente de nous faire croire que tout va mieux, c’est bizarre,il n’y a jamais eu autant de mécontentement avec des mouvements sociaux, des plans sociaux et des fermetures d’usine, la presse et les médias nous rabâchent ces mensonges à longueur de journée sans aucune analyse, on nous a toujours appris à réfléchir avant de parler, nous  dirons  donc  et encore à ces journalistes qu’ils arrêtent de faire de la propagande politique surtout la propagande à Macron et à LREM et le qu’ils aillent regarder la partie immergée de l’iceberg qui n’est pas jolie, jolie

Les français doivent donner une bonne leçon aux lrems  aux municipales de façon qu’aucune liste estampillé lrem ou soutenue par lrem ,même en catimini,ne soit élu ,n’ait aucun élu dans toutes les municipalités !!!